Archive : Author

Le DVD diffusé dans le réseau COLACO

POSTED ON 20/04/2017 a 17:17  - POSTED IN Promotion

Après le mandat concédé à l’ADAV le 1er Mai 2016 pour la diffusion du DVD dans les médiathèques, AZOTH Studio vient de signer un nouveau mandat de diffusion avec COLACO le 14 Avril 2017 pour couvrir tout le territoire sur ce même type de diffusion institutionnelle non commerciale. Le film est désormais disponible dans leur catalogue.

La sortie nationale du DVD pour le grand public sera lancée le 5 Décembre 2017.

Capture d'écran 2017-06-09 23.46.59

500 Signatures pour Victor Hugo au festival d’Avignon

POSTED ON 16/07/2016 a 16:16  - POSTED IN Promotion, Revue de presse

Le 30 Mai 1878, au Théâtre de la Gaité à Paris, Victor Hugo prononça un discours pour le centenaire de la mort de Voltaire où il est question bien entendu du Chevalier de la Barre. Extrait :

L'HEURE D'HUGO« …/… Avant la Révolution, messieurs, la construction sociale était ceci: En bas le peuple; Au-dessus du peuple, la religion représentée par le clergé; A côté de la religion, la justice représentée par la magistrature. Et, à ce moment de la société humaine, qu’était-ce que le peuple? C’était l’ignorance. Qu’était-ce que la religion? C’était l’intolérance. Et qu’était-ce que la justice? C’était l’injustice. Vais-je trop loin dans mes paroles? Jugez-en. Je me bornerai à citer deux faits, mais décisifs. A Toulouse, le 13 octobre 1764, on trouve dans la salle basse d’une maison un jeune homme pendu. La foule s’ameute, le clergé fulmine, la magistrature informe. C’est un suicide, on en fait un assassinat. Dans quel intérêt? Dans l’intérêt de la religion. Et qui accuse-t-on? Le père. C’est un huguenot, et il a voulu empêcher son fils de se faire catholique. Il y a monstruosité morale et impossibilité matérielle; n’importe! ce père a tué son fils! ce vieillard a pendu ce jeune homme. La justice travaille, et voici le dénouement. Le 9 mars 1762, un homme en cheveux blancs, Jean Calas, est amené sur une place publique, on le met nu, on l’étend sur une roue, les membres liés en porte-à-faux, la tête pendante. Trois hommes sont là, sur l’échafaud, un capitoul, nommé David, chargé de soigner le supplice, un prêtre, qui tient un crucifix, et le bourreau, une barre de fer à la main. Le patient, stupéfait et terrible, ne regarde pas le prêtre et regarde le bourreau. Le bourreau lève la barre de fer et lui brise un bras. Le patient hurle et s’évanouit. Le capitoul s’empresse, on fait respirer des sels au condamné, il revient à la vie; alors nouveau coup de barre, nouveau hurlement; Calas perd connaissance; on le ranime, et le bourreau recommence ; et comme chaque membre, devant être rompu en deux endroits, reçoit deux coups, cela fait huit supplices. Après le huitième évanouissement, le prêtre lui offre le crucifix à baiser, Calas détourne la tête, et le bourreau lui donne le coup de grâce, c’est-à-dire lui écrase la poitrine avec le gros bout de la barre de fer. Ainsi expira Jean Calas. Cela dura deux heures. Après sa mort, l’évidence du suicide apparut. Mais un assassinat avait été commis. Par qui? Par les juges. Autre fait. Après le vieillard le jeune homme. Trois ans plus tard, en 1765, à Abbeville, le lendemain d’une nuit d’orage et de grand vent, on ramasse à terre sur le pavé d’un pont un vieux crucifix de bois vermoulu qui depuis trois siècles était scellé au parapet. Qui a jeté bas ce crucifix ? Qui a commis ce sacrilège? On ne sait. Peut-être un passant. Peut-être le vent. Qui est le coupable? L’évêque d’Amiens lance un monitoire. Voici ce que c’est qu’un monitoire: c’est un ordre à tous les fidèles, sous peine de l’enfer, de dire ce qu’ils savent ou croient savoir de tel ou tel fait; injonction meurtrière du fanatisme à l’ignorance. Le monitoire de l’évêque d’Amiens opère; le grossissement des commérages prend les proportions de la dénonciation. La justice découvre, ou croit découvrir, que, dans la nuit où le crucifix a été jeté à terre, deux hommes deux officiers, nommés l’un La Barre, l’autre d’Étallonde, ont passé sur le pont d’Abbeville, qu’ils étaient ivres, et qu’ils ont chanté une chanson de corps de garde. Le tribunal, c’est la sénéchaussée d’Abbeville. Les sénéchaux d’Abbeville valent les capitouls de Toulouse. Ils ne sont pas moins justes. On décerne deux mandats d’arrêt. D’Étallonde s’échappe, La Barre est pris. On le livre à l’instruction judiciaire. Il nie avoir passé sur le pont, il avoue avoir chanté la chanson. La sénéchaussée d’Abbeville le condamne; il fait appel au parlement de Paris. On l’amène à Paris, la sentence est trouvée bonne et confirmée. On le ramène à Abbeville, enchaîné. J’abrège. L’heure monstrueuse arrive. On commence par soumettre le chevalier de La Barre à la question ordinaire et extraordinaire pour lui faire avouer ses complices; complices de quoi? d’être passé sur un pont et d’avoir chanté une chanson; on lui brise un genou dans la torture; son confesseur, en entendant craquer les os, s’évanouit; le lendemain, le 5 juin 1766, on traîne La Barre dans la grande place d’Abbeville; là flambe un bûcher ardent; on lit sa sentence à La Barre, puis on lui coupe le poing, puis on lui arrache la langue avec une tenaille de fer, puis, par grâce, on lui tranche la tête, et on le jette dans le bûcher. Ainsi mourut le chevalier de La Barre. Il avait dix-neuf ans. Alors, ô Voltaire, tu poussas un cri d’horreur, et ce sera ta gloire éternelle! Alors tu commenças l’épouvantable procès du passé, tu plaidas contre les tyrans et les monstres la cause du genre humain, et tu la gagnas…/… »

 

 

ECHO DES PLANCHESLe 14 Juillet, Dominique Dattola était l’invité du comédien et Metteur en scène Laurent Schuh à la Maison Jean Vilar pour sa chronique radiophonique  » L’écho d’Hugo  »  sur la Radio du Festival d’Avignon, L’écho des planches, sur 100.1 FM. L’émission a été diffusée le 16 Juillet 2016 à 17:00. Le replay est disponible s"Replay" buttonur cette page. Une chronique où il est question notamment de la prochaine élection présidentielle de 2017 et de la candidature officielle de Victor Hugo à l’initiative des Arts & Mouvants. Le temps revient. Aimer c’est agir ! Dans la même chronique, vous retrouverez l’entretien de Marc Lauras, compositeur et violoncelliste, qui joue en tandem la  » Tribune William Shakespeare  » avec Laurent Schuh.

 

Back to Top